L'hopital public

Publié le par Alain Maigne

Lors de sa visite au sein des hopitaux de Dunkerque et de Zuydcotte, Monsieur Sarkosy s'est engagé à réformer l'hopital public.

Le discours de  notre nouveau président me laisse perplexe.

"L'hopital ne peut répondre à tout" . Il indique qu'il n'est pas normal que les patients aillent aux "urgences pour être soigner gratuitement à n'importe quelle heure du jour et de la nuit". Mais est-ce la majorité des cas ? N'est ce pas un moyen supplémentaire de culpabiliser les malades ?

Il préconise que les hopitaux publics "travaillent en réseau avec les cliniques privées et les médecins libéraux". Ne serait ce pas un tremplin pour migrer le service public de santé vers le secteur libéral et d'anticiper ainsi la médecine à 2 vitesses comme en Grande Bretagne ?

Au niveau de la gestion des hopitaux il souhaite "introduire une culture du résultat".  Que signifie le terme résultat ?  Qualité des soins? Augmentation des effectifs du personnel soignant ? Je crains qu'il  s'agisse de  rentabilité financière. Je le dénonce  car la santé publique n'a pas de prix... au même titre que la défense du territoire. 

Je m'interroge aussi sur le principe de la franchise sur les actes médicaux qui s'ajouterait au forfait hospitalier (mis en place par la gauche), et à la particiaption forfaitaire de 1€. Qui va être pénalisé par cette nouvelle mesure ? Les plus démunis vont encore mettre la main au portefeuille. En effet une franchise de 100 € n' a pas la même incidence sur une personne qui perçoit 1000 € par mois  et une autre 3000 €.

Lors de sa campagne Monsieur Sarkosy a cultivé son image d'homme du peuple (comme Jean Jaurès). Est-il vraiment un humaniste ? Réfléchissons ensemble à la citation de Jean Cocteau :

"Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images"

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Norbert 25/05/2007 22:36

Est-ce vraiment étonnant que le Président s'inscrive dans une logique qui colle au mot près à la politique du gouvernement précédent ... dont il était le numéro 2 ?S'il y a escroquerie, ce n'est surement pas dans ce qu'il est en train de mettre en application, et qu'il a par ailleurs très bien présenté dans son programme, mais c'est dans l'impression de rupture avec le passé que les média ont bien gentiment relayés. 53 % des Français l'ont élu ... Qu'ils ne viennent pas se plaindre maintenant que TFI, Paris-Match, Europe 1, BVA ou d'autres média les aient pris pour des c...