Le calendrier des éléctions

Publié le par Alain Maigne

Après une absence forcée, je viens à nouveau vous livrer quelques pensées sur la vie politique française et depuis ces dernières semaines, les sujets ne manquent pas.  Le premier que j'aborde est celui de l'incidence du calendrier des élections sur la rapide mise en place d'un gouvernement qui TRAVAILLE (terme très à la mode !!!)

 

En effet, la France a déjà pris un mois de retard dans la mise en place des réformes.

 

Ne serait-il pas mieux d'attendre le résultat des élections législatives (qui suivent maintenant les présidentielles) pour nommer le premier gouvernement. Ne serait il pas utile de modifier la constitution afin que durant cette période transitoire d'un mois, le pays soit gouverné par un "service minimum gouvernemental" (président du sénat ou de l'assemblée nationale par exemple).  

 

Le premier gouvernement a  simplement été mis en place pour  la préparation des éléctions législatives. Ne peut on pas penser qu'il a servi de tremplin à  l'U.M.P. ? Que penser de la nomination d'Alain Juppé au lendemain de la victoire de Monsieur Sarkosy. Sans être devin, les résultats du 6 mai à Bordeaux laissaient présager que l'ancien premier ministre ne serait pas élu dans sa circonscription et que ses jours "étaient comptés".

Entre le 6 mai et le 17 juin,  le gouvernement n'a rien fait de concret .... si un peu de vent !  De plus la formation de ce gouvernement provisoire a couté cher aux français : déménagements des anciens ministres, aménagements des nouveaux, réceptions officielles....    Près d'un tiers des membres du premier gouvernement ont changé de ministère ou n'en font plus partie. La France a eu ainsi l'immense privilège de bénéficier d'un "service maximum gouvernemental".

 

Avant d'évoquer (entre autres choses) la diminution des effectifs de la fonction publique, il serait bien que Monsieur Sarkosy se positionne clairement sur l'argent public dilapidé sur les "fastes" de la 5ème République. Si l'état peut payer 15 ministres  pendant plus d'un mois ... à ne pas gouverner, il peut me semble-t-il maintenir quelques emplois... notamment dans les établissements hospitaliers ou scolaires de certains départements (Lozère,  Alpesde  Haute Provence, Creuse etc...). 

 

Ou se situe le bons sens républicain ?

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Alain Maigne 25/06/2007 18:55

Effectivement, il serait judicieux de voter le même jour pour les présidentielles et les législatives. A n'en pas douter la dose de propotionnelle sera votée lors du prochain quinquennat car en 2012 ce mode de scrutin avantagera l'UMP ... si celle ci perd les élections. Il est bien regrettable que cela n'ait pas été mis en place en 2007 par le gouvernement De Villepin car l'UMP ne se retrouverai pas à ce jour avec  55% de députés alors que l'ensemble des votes pour ce parti n'atteint pas les 50%. 

Norbert 25/06/2007 17:47

L'inversion du calendrier électoral voulu par Jospin et la mise en place du Quinquennat par Chirac nous conduisent à cette mascarade, à ce gouvernement fantoche.Une solution consisterait à voter le même dimanche pour le premier tour des présidentielles et des législatives, et faire de même pour le second. Avec une petite dose de proportionnelle pour les députés, mais c'est un autre sujet.